Mathématiques de l’été : que cache ta crème solaire ?

Tu t’enduis de crème solaire avant chaque baignade (enfin, on espère)… mais t’es-tu déjà demandé ce qu’il y a vraiment derrière ce produit magique ? Ce n’est pas juste une odeur d’été : c’est un concentré de chimie, physique et mathématiques, directement appliqué sur ta peau.

Chez Mathésciences, on te propose de voir autrement les petits détails du quotidien. Alors, prêt(e) pour un voyage scientifique sous le soleil ? 🧴☀️


1. ☀️ Le SPF, c’est pas un chiffre au hasard

Quand tu vois “SPF 30” ou “SPF 50”, tu penses sûrement : “Plus c’est haut, mieux c’est.” C’est vrai, mais le chiffre correspond à une proportion mathématique.

SPF 30 signifie que tu peux rester 30 fois plus longtemps au soleil avant de rougir qu’en temps normal (sans protection).

💡 Exemple : si tu brûles en 10 minutes sans protection, avec un SPF 30 tu es théoriquement protégé 300 minutes.
Mais attention : ça dépend de ton type de peau, de l’heure, de l’intensité UV, et surtout… de si tu remets bien ta crème.


2. 🧮 Des logarithmes contre le soleil ? Oui, presque.

L’efficacité d’un SPF n’est pas linéaire. Contrairement à ce que tu pourrais croire :

  • SPF 15 filtre ≈ 93 % des UVB
  • SPF 30 filtre ≈ 97 %
  • SPF 50 filtre ≈ 98 %

Autrement dit, SPF 50 ne filtre pas deux fois plus que SPF 25, mais seulement 1% d’UVB en plus. On est donc dans une courbe asymptotique, proche d’un logarithme décroissant.

🎓 Tu peux donc sortir ça à la plage :
“Tu savais que le SPF suit une loi asymptotique ? En fait, plus tu montes, moins t’en gagnes…”


3. 🧪 Un vrai cocktail de molécules… avec des propriétés mathématiques

Les crèmes solaires contiennent deux types de filtres :

  • Filtres chimiques : absorbent les UV comme des éponges moléculaires
  • Filtres minéraux (ex : oxyde de zinc) : réfléchissent les UV comme de petits miroirs

Ces filtres fonctionnent en captant ou réfléchissant certaines longueurs d’ondes, en se basant sur la fréquence des rayons UV (ondes électromagnétiques). Et qui dit onde, dit formules physiques et modèles mathématiques 🎯

Oui, quand tu t’étales de la crème, tu joues avec le spectre électromagnétique.


4. 🧫 Nanoparticules : petits objets, grands débats

Certaines crèmes solaires utilisent des nanoparticules, surtout dans les filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc). Ces particules ont une taille nanométrique (≈ 10⁻⁹ m).

Et là encore, c’est de la géométrie extrême, avec des modèles mathématiques de diffusion, pour comprendre comment elles interagissent avec la lumière.
C’est aussi un débat éthique et environnemental très actif : leur taille minuscule leur permettrait de passer à travers certaines barrières biologiques.

🧠 Parfait pour lancer une discussion :
“Tu savais que la taille d’une molécule de crème solaire est plus petite que la longueur d’onde des UV ? C’est pour ça que ça marche.”


5. ⏳ Et si on parlait d’exponentielle ?

Quand tu oublies de remettre ta crème après 2h, son efficacité chute de manière exponentielle. L’eau, la sueur, le frottement font baisser la protection de plus en plus vite.

📉 Si tu ne réappliques pas, tu passes de SPF 50 à presque rien sans même t’en rendre compte.

⏱️ Les fabricants recommandent une réapplication toutes les 2 heures… un bon exemple d’usure exponentielle dans la vie réelle.


🎓 Conclusion : se protéger du soleil, c’est aussi comprendre la science

Cet été, n’applique plus ta crème solaire comme un réflexe vide : applique-la comme un acte scientifique conscient. En quelques gestes, tu jongles avec des modèles physiques, des pourcentages, des réactions chimiques et des courbes logarithmiques.

Et si tu veux apprendre à maîtriser les maths et la physique comme tu maîtrises ton bronzage, rejoins Mathésciences pour un été studieux… mais stylé. 😎

L’école de soutien scolaire et de préparation aux concours pour tous !